La réception de messages aléatoires sur un réseau d'antennes, l'analyse d'une puce à ADN, l'interaction entre objets connectés, le plan d'urbanisation d'une ville, tous ces problèmes font appel à l'analyse spatiale. Son importance s'est particulièrement accrue ces dernières années avec le développement de la cartographie numérique et l'apparition des problématiques BigData pour la géolocalisation en temps réel, par exemple. Parmi ses domaines d'étude, le géomarketing constitue l'outil central d'aide à la décision pour l'extension d'un réseau commercial ou l'implantation d'un service selon les besoins de la population.

L'objet d'étude principal du géomarketing est la zone de chalandise qui peut être géographique ou économique. Les zones de chalandise géographiques, isochrones ou isométriques, se basent uniquement sur les déplacements possibles des individus sur le territoire ; elles permettent de visualiser simplement et rapidement l'étendue d'un réseau commercial (voir Application).

Outre la mobilité, les zones de chalandise économiques prennent également en compte les données socio-démogaphiques du territoire ; elles donnent alors des informations plus complètes sur le réseau commercial selon le degré de modélisation. Le Modèle d'Allocation Gravitaire décrit ce type de zones de chalandise à partir de la richesse du territoire et des chiffres d'affaires historiques des magasins (voir Article).

Le projet de crowdfunding pour le géomarketing permettra de réunir ces deux travaux dans une même application géomarketing qui s'appuiera sur des Systèmes d'Information Géographique open source et sur les données économiques de l'INSEE pour effectuer des études de marchés géographiques (voir Projet).